Municipales à Paris : voies sur berge, rue de Rivoli… Sur les transports, des candidats tous d’accord ? annoncé par Le Parisien – Politique le
Voilà qui va vous séduire : Un nouveau post que nous venons de repérer sur le web et que nous vous reproduisons ci-dessous. La thématique est « Actualité française ».
Ceci a été publié par Le Parisien – Politique
Signature .
Date et heure de la réception de la dépéche sur notre fil d’info:
Date et heure de publication sur internet:
Titre exacte donné par le journal était: Municipales à Paris : voies sur berge, rue de Rivoli… Sur les transports, des candidats tous d’accord ?
Information et contenu publiés :
Depuis le début de la campagne des élections municipales à Paris, c’est l’un des sujets où les divergences semblaient les plus fortes, les points de vue irréconciliables. Un débat quasi idéologique souvent caricaturé entre une droite prompte à remettre la voiture partout et une gauche « antibagnole » acquise au tout vélo.
Et si, finalement, à quatre mois du scrutin, tout le monde était (presque) d’accord sur les transports ? En détaillant ce week-end son plan pour la mobilité dans la capitale, Rachida Dati, la candidate de la droite à Paris, s’est en tout cas contentée de propositions plutôt consensuelles, que ne renieraient pas, sur le papier, ses adversaires de gauche.
Bien loin en tout cas des premières déclarations de la ministre (LR) de la Culture qui promettaient, en mars 2025, de tout revoir sur la question des transports. Au cours d’une de ses « réunions de travail » ― à laquelle Le Parisien avait pu assister ― la maire du VIIe arrondissement promettait, si elle était élue, de procéder à « une réflexion globale de l’aménagement parisien ».
Symbole de ce grand chambardement à venir ? Les voies sur berge. « Je les intègre dans le plan global de circulation parce que vous ne pouvez pas ouvrir des tronçons sans considérer le reste de Paris, expliquait ce soir-là Rachida Dati. Dans le VIIe par exemple, nous avons des clauses de réversibilité. »
Des voies sur berge XXL
Fallait-il y voir une réflexion sur un futur retour de la circulation sur certains quais ? Non, avait rapidement déminé le camp de la ministre. Huit mois plus tard, force est de constater que les ambitions de la candidate pour les quais de Seine sont en tout cas bien plus mesurées.
Au même titre que deux candidats de gauche (le communiste Ian Brossat et le socialiste Emmanuel Grégoire), Rachida Dati propose désormais de les transformer et d’en faire un « grand parc urbain patrimonial ». Au même moment, Emmanuel Grégoire (qui n’était pas en mesure de répondre à nos sollicitations dans l’immédiat) présentait dans les colonnes du quotidien régional Ouest-France son projet pour les berges de Seine, qu’il souhaite transformer en « grandes berges piétonnes et vertes ».
Un projet qui n’est pas sans rappeler celui de Ian Brossat, qui annonçait dans nos colonnes, dès mars 2025, son projet de voies sur berge XXL sur plus de 12 km de long.
Rachida Dati aurait-elle repris à son compte cette vision des quais parisiens ? Les élus de la majorité ne s’y sont en tout cas pas trompés en découvrant son projet. « C’est déjà beaucoup mieux que le retour aux voitures promis en 2020 », s’est gaussé Ariel Weil, le maire (PS) de Paris Centre sur son compte X.
C’est déjà beaucoup mieux que le retour aux voitures promis en 2020. En revanche, ces dalles, ces parasols et même la végétation choisie sont contraires aux règles patrimoniales pour les lieux protégés : la ministre de la Culture ne pourra pas l’autoriser ! https://t.co/dTV4ElpgDz
— Ariel Weil (@ArielWeilT) November 17, 2025
« Cette espèce de volte-face se fait quand même au prix d’une grande facilité parce que, comme ils n’ont pas vraiment beaucoup travaillé, ils ont pompé très vite un travail qui avait été fait par d’autres, détaille l’édile auprès du Parisien. On est dans une tentative de synthèse de toutes les clientèles possibles sans véritablement de guide directeur. »
« Tant mieux si la droite parisienne copie notre programme »
Certes, il y a bien quelques différences notables sur la question de la rue de Rivoli, artère mythique de la capitale où Rachida Dati prévoit notamment d’élargir les trottoirs. La piste cyclable actuelle, souvent jugée trop large, serait pour sa part divisée par deux, pour laisser deux voies de circulation : l’une dédiée aux bus, l’autre à la desserte locale.
Une proposition vite raillée par ses adversaires à gauche mais qui reprend en réalité, presque point pour point, les récentes recommandations d’une étude conduite par une agence d’urbanisme qui proposait de faire de la rue de Rivoli une « promenade parisienne ».
Des trottoirs élargis,
Une piste cyclable bidirectionnelle,
Une voie pour les bus,
Une voie de desserte locale.Voilà mon projet pour la rue de Rivoli qui sera l’occasion d’une reconquête esthétique et patrimoniale. #Paris2026 pic.twitter.com/xFWZwr8n5P
— Rachida Dati ن (@datirachida) November 17, 2025
Le rapport recommandait notamment la création d’un « véritable trottoir sur la rive nord (de 5,5 m de large) et une place accordée aux vélos réduite à 7 m de largeur ». Comme Rachida Dati, l’étude suggère par ailleurs que les bus bénéficient de leur propre voie de circulation.
« Tant mieux si la droite parisienne copie notre programme, c’est qu’après beaucoup de résistance, ils se rendent à la raison et au sens de l’histoire », moque encore Ariel Weil. Auprès du Parisien, David Belliard, candidat écologiste et actuel adjoint en charge des mobilités, ne dit pas autre chose : « On pouvait s’attendre à pire, concède-t-il à propos du projet de sa rivale. Elle s’est opposée systématiquement à tout et là elle nous dit : Je ne reviens pas dessus. »
« Un projet caméléon »
Un programme en apparence plus consensuel dont il ne faut pas être dupe, prévient toutefois le candidat écolo. « C’est un projet caméléon, tance David Belliard. Elle fait croire qu’elle ne reviendra pas sur le vélo, que le piéton devient le centre de ses préoccupations, c’est une vaste blague ! »
« Si c’est sincère, tant mieux, abonde Ariel Weil. Mais on est en droit d’en douter quand on sait qu’elle avait fait partie de ceux qui avaient intenté une action en justice pour revenir sur les voies sur berge il y a quelques années… »
« Comme pour le logement social, il y a les jolis courriers, les lettres d’intention, et il y a la réalité, ironise de son côté l’entourage de Ian Brossat. Comment dans le même temps prétendre vouloir protéger les piétons et remettre des SUV et voitures rue de Rivoli ? »
« La politique du coucou »
Candidat soutenu par Renaissance, Pierre-Yves Bournazel a lui aussi lu attentivement les propositions de sa rivale. « C’est la politique du coucou qui vole le nid des autres oiseaux, raille l’élu (Horizons) au Conseil de Paris. Mais que d’autres viennent sur ces sujets que je porte avec constance, je m’en réjouis. »
Le protégé d’Édouard Philippe ― qui se veut le chantre d’un entre-deux, « face au tout vélo de l’équipe sortante et au tout voiture défendu par Madame Dati » ― se plaît à rappeler qu’il a longtemps été le seul élu d’opposition à soutenir le projet de voies sur berge. « Aujourd’hui, on ne peut pas être contre l’aménagement des berges », disait-il déjà dans nos colonnes en 2011.
#Municipales #Paris #voies #sur #berge #rue #Rivoli #Sur #les #transports #des #candidats #tous #daccord
Reprise de l’information dans un style journalistique professionnel descriptif en organisant les idées dans un ordre cohérent avec titres html
Bibliographie :
Étymologie de la langue française/Origines du vocabulaire.,Lien sur la description complète.
La France surendettée ? Une réponse écologiste.,Pour en savoir plus. A emprunter en bibliothèque.





